Psychothérapie : définition, principe, bienfaits, coût

De même que chacun trouve normal de prendre un médicament pour soulager une douleur physique ou un état de santé, toute personne qui souffre moralement ou dont la santé mentale est compromise devrait trouver naturel de chercher de l’aide. C’est le but de la psychothérapie.

Définition : une psychothérapie, c’est quoi ?

Comme leur nom l’indique, les psychothérapies sont des soins de l’esprit qui passent par la parole du patient et une relation particulière d’alliance avec le thérapeute. C’est Sigmund Freud, en inventant la psychanalyse il y a plus de cent ans, qui a ouvert le vaste champ des thérapies de l’esprit par la parole. Depuis, de nombreux médecins, psychanalystes, psychologues et psychiatres, ont élaboré diverses méthodes de soin par les mots et le lien. Il y en aurait plus de deux cents.

Les différentes méthodes psychothérapeutiques

Grosso modo, il est possible de regrouper les psychothérapies en trois grandes catégories :

  • Lapsychothérapie dite dynamique, fortement inspirée de la psychanalyse qui fait appel à la notion d’inconscient ;
  • Les thérapies verbales dans lesquelles l’échange verbal entre le patient et le thérapeute qui permet cette amélioration ;
  • Les thérapies cognitives et comportementales (ou TCC). Certaines de ces thérapies sont brèves et peuvent se limiter à deux ou trois séances, d’autres demandent des années. Dans chaque catégorie, on trouvera des écoles et des approches, qui varient finalement d’un thérapeute à l’autre.

À quoi sert une thérapie ?

On peut aussi entamer la démarche d’une thérapie pour mieux se connaître : comprendre pourquoi nos histoires d’amour tournent toujours au désastre, pourquoi on répète sans cesse les mêmes schémas et comportements, pourquoi on se sent souvent “nul” ou pourquoi on a l’impression d’étouffer dans une existence sans saveur… L’objectif est également de rechercher les liens entre les problèmes actuels et les expériences passées.

“Un travail psychothérapeutique a pour but un changement, une transformation et donc une évolution, que ce soit la disparition des symptômes spécifiques, la modification des comportements inadéquats ou des attitudes inappropriées, ou la découverte d’autres façons de vivre et d’être au monde”, complète la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P) (Source 1).

Quel est le rôle d’un psychothérapeute ?

D’après la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P), le psychothérapeute traite “les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques”(Source 1).

Iloffre un soutien face à une souffrance psychologique. Son objectif est de vous aider à surmonter vos problèmes et vous soutenir dans les difficultés personnelles que vous rencontrez, et à induire un changement positif dans votre vie. Une psychothérapie est un processus de changement.

Les psychothérapeutes sont formés à une technique de psychothérapie en particulier, c’est souvent ce qui fait sa spécialité (psychologue clinicien, neuropsychologue, psychologue social, du travail…) et utilisent de nombreuses méthodes et techniques de psychothérapie, dont la psychanalyse qui est la plus courante. Il en existe de nombreuses autres : la psychothérapie dite dynamique, la gestalt-thérapie, la thérapie cognitive et comportementale (TCC), les thérapies corporelles, humanistes, le Biofeedback, la programmation neurolinguistique (PNL), l’analyse transactionnelle (AT), l’Approche centrée sur la personne (ACP)…

Quelle est la différence entre un psychologue, psychothérapeute et psychanalyste ?

Le psychologue doit avoir obtenu un diplôme universitaire, sanctionnant au minimum cinq ans d’études. Comme les psychiatres, il peut ensuite se spécialiser dans diverses formes de psychothérapies.

Il n’y a pas, en revanche, de diplôme officiel de psychanalyste. Généralement psychiatre ou psychologue au départ, l’analyste doit être rattaché à une école psychanalytique, gage de sérieux, avoir suivi lui-même une psychanalyse, et débuter sa pratique sous la supervision d’un professionnel confirmé.

Depuis 2010, l’usage du titre de psychothérapeute est réglementé. Seuls les titulaires d’une autorisation d’usage du titre délivrée par l’ARS (Agence Régionale de Santé), et les personnes répondant aux exigences du décret n°2010-534 modifié peuvent demander l’enregistrement du titre auprès de la Délégation territoriale ARS de leur département d’exercice. 

Sur les quelque 15 000 psychothérapeutes en France, la grande majorité sont sérieux, mais quelques milliers exercent tout de même sans diplôme et certains proposent des méthodes farfelues.

Seul un médecin peut prescrire des médicaments

Les médecins (généralistes ou psychiatres) sont les seuls habilités à prescrire des médicaments, parfois nécessaires pour soulager les symptômes (somnifères, tranquillisants, antidépresseurs, etc.).

Consulter un psychiatre ne signifie pas avoir sombré dans la folie ! Ce qui distingue surtout ce médecin, c’est qu’il ne se contente pas d’effacer les symptômes à coup de pilules, il recommande souvent une psychothérapie en parallèle afin de nous aider à mieux vivre, identifier les causes du malaise et prévenir les rechutes.

Un séance de psychothérapie se déroule le plus généralement de manière traditionnelle : le thérapeute et le client dialoguent face à face. Le format que peut prendre la séance dépend ensuite de la méthode psychothérapeutique utilisée. Dans certaines approches, la thérapie est corporelle par le recours à des méthodes de relaxation, d’hypnose. Elle peut aussi être “sociale” avec une mise en situation théâtrale, avec la programmation neurolinguistique (PNL)…

Dans tous les cas, le thérapeute et le patient doivent entretenir une relation de confiance et de sécurité. Professionnel de l’écoute et de la psychologie, le thérapeute invite le patient à s’exprimer. Il utilise des questions ouvertes et simples, quelques demandes de précisions ou des espaces de silence qui peuvent suffire à libérer la parole.

L’alliance thérapeutique

Le patient et le thérapeute nouent une “alliance thérapeutique” appelée également “contrat thérapeutique” qui permet au patient d’exprimer ce qu’il ressent sans craindre d’être jugé et critiqué. Il peut ainsi mettre des mots sur ses problèmes, ses émotions, sa souffrance, son vécu. Cette confrontation avec lui-même lui permet de se regarder différemment, d’aborder ses problèmes et sa vie en général sous un autre angle pour y puiser un soulagement, voire une guérison.

Qui fait une psychothérapie ? Qui est concerné ?

Les psychothérapies s’adressent à certaines souffrances psychiques : anxiété, phobies, paniques, dépression au long cours, TOC, anorexie/boulimie…, en tant que soin à part entière ou en relais d’un traitement médicamenteux.

Une psychothérapie d’accompagnement peut aussi participer à la prise en charge d’une maladie grave ou d’une affection chronique (cancers, maladie de Crohn, rhumatismes inflammatoires, maladies auto-immunes…).

En dehors de toute pathologie, les psychothérapies ont vocation à soulager les troubles affectifs ou relationnels (timidité, estime de soi…) et le mal de vivre (stress, interrogations sur le sens de la vie…). Enfin, un certain nombre de personnes recourent aux psychothérapies dans un objectif développement personnel pour se réaliser ou s’épanouir. Dans ce dernier cas, on est parfois plus proche du coaching que de la psychothérapie.

Les psychothérapeutes peuvent être psychiatres ou psychologues (après des études universitaires) ou avoir suivi des formations auprès d’organismes ou écoles diverses. L’appartenance du thérapeute à une organisation professionnelle ayant pignon sur rue est une garantie supplémentaire. Il reste que le milieu des psys est gangrené par des escrocs et des gourous qui recrutent pour leur secte. Il convient donc de se montrer prudent.

À qui demander conseil ?

Pour trouver un psychothérapeute, on peut demander conseil à son médecin, aux établissements hospitaliers, aux services institutionnels (comme le Fil Santé Jeunes, les Centres médico-pédagogiques ou CMP, les Centres médico-psycho-pédagogiques ou CMPP), aux associations éventuellement concernées (mutuelles, associations de patients, de parents d’enfants malades…), et enfin aux fédérations et groupements professionnels.

Reste ensuite à poser les bonnes questions pour choisir son psy, pour savoir s’il convient à vos attentes et à votre personnalité. N’hésitez pas à les poser la première fois, lors de la première séance. Si le courant ne passe pas ou que les réponses ne vous conviennent pas, vous pouvez tout à fait changer de thérapeute.

Distinguer charlatans et thérapeutes sérieux

Pour choisir son thérapeute, faites fonctionner le “bouche-à-oreille”, c’est la meilleure façon de “tester” quelqu’un. N’hésitez pas à l’interroger sur son parcours et ses compétences, et à lui demander s’il est affilié à une organisation professionnelle, ce qui offre un minimum de garanties.

Il est généralement recommandé de consulter deux ou trois thérapeutes avant de faire son choix. Vous pouvez vous fier à votre intuition, il faut vous sentir en confiance.

  • Ne persistez pas avec une thérapie dont vous ne ressentez aucun bienfait au bout de cinq à six séances, à plus forte raison si on a l’impression d’aller plus mal ;
  • Ne poursuivez pas si vous estimez que votre liberté individuelle n’est pas respectée. Il est dangereux qu’un thérapeute prenne du pouvoir sur son patient.

Choisir son thérapeute, c’est aussi opter pour l’une des différentes écoles. Un thérapeute peut être doué, mais cela peut mal se passer car la méthode, le courant ou l’école qu’il utilise ne vous convient pas. 

Combien coûte une psychothérapie ?

Avant de vous engager auprès d’un psychotérapeute ou d’un psychanaliste, vous devez vous faire préciser :

  • Le type de psychothérapie ;
  • La durée de la séance (une heure, une demi-heure ?) ;
  • La fréquence (une ou deux fois par semaine ?) ;
  • La durée probable de la thérapie ;
  • Les modalités de paiement ;
  • Le fonctionnement en cas de vacances ou d’absence de votre part (devrez-vous payer les séances manquées ?).

Les tarifs pratiqués selon le type de psychothérapie

Malgré une grande disparité des honoraires pratiqués, on estime que :

  • Pour une psychanalyse, le prix d’une séance varie de 30 à 100 euros, la moyenne se situant autour de 50 euros.Une analyse peut durer 3, 5 ou 10 ans à raison d’une ou deux séances par semaine ;
  • Pour une psychothérapie classique pouvant durer de 6 mois à 5 ans ou une thérapie brève (cinq à vingt séances) comme la thérapie comportementale et cognitive, les prix varient entre 40 et 60 euros la séance.

Des prix négociables ?

La plupart des psychologues adaptent les prix en fonction des revenus des patients, ne souhaitant pas rajouter à une situation souvent très difficile des soucis d’argent. Si vous connaissez des difficultés (maladie, chômage…) au cours de votre psychothérapie, parlez-en. Le thérapeute qui refuserait de vous entendre serait à tout coup un mauvais thérapeute.

La Sécu rembourse-t-elle ?

Si l’analyste est médecin psychiatre, il peut établir des feuilles de soins ; le prix conventionnel est celui d’une consultation spécialisée remboursée à 70 % par la Sécurité sociale. Attention, les actes qui ne sont pas réalisés ou recommandés par le médecin traitant risquent d’être moins bien remboursés. Il arrive que le médecin estime que vous devez payer votre obole (l’argent dépensé est un effort nécessaire pour votre thérapie) ; il peut donc soit refuser la feuille de soins, soit l’utiliser par exemple pour trois séances sur quatre. À vous d’accepter ou non.

Jusqu’à aujourd’hui, les séances chez un psychologue n’étaient pas remboursées. Mais depuis 2022, vous pouvez vous faire rembourser huit séances chez des psychologues volontaires. La première séance sera plafonnée à 40 euros et les sept autres à 30 euros.

Des consultations gratuites ou à moindre coût

Dans chaque département il existe des CMP (centres médico-psychologiques) qui relèvent du service public et où consultent gratuitement des psychiatres, des psychologues, des psychopédagogues.

Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de la DDASS de votre département. Les étudiants de moins de 28 ans ont accès aux BAPU (bureaux d’aide psychologique universitaire) qui proposent des consultations gratuites. 

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Très populaires aux États-Unis, elles apportent un soulagement rapide.

Théorie : les problèmes psychologiques proviennent d’une interprétation erronée de la réalité, qui entraîne des comportements inadaptés. Par exemple, le déprimé voit la bouteille à moitié vide plutôt qu’à moitié pleine, il s’exagère la difficulté des situations et sous-estime ses capacités à les résoudre.

La thérapie vise à démonter ces “mauvais” mécanismes de pensée et à les remplacer par d’autres représentations de soi-même et de son environnement, plus adaptées. Des “exercices” permettent de “se corriger” graduellement.

Durée et coût : dix à trente semaines en moyenne, à raison d’une ou deux séances hebdomadaires de 45 minutes.

Comptez rentre 45 et 160 € la séance, selon le praticien et le contexte (établissement public ou privé, cabinet de ville). Si le thérapeute est psychiatre ou exerce dans une structure publique, sous certaines conditions, ces séances peuvent être prises en charge par l’assurance-maladie.

Le courant psychanalytique

Largement vulgarisée depuis sa découverte par Sigmund Freud, à la toute fin du XIXè siècle, la psychanalyse véhicule de nombreuses idées fausses.

Théorie : elle repose sur la notion d’inconscient, partie cachée de notre psychisme, avec laquelle il faut renouer pour décrypter notre histoire et se débarrasser des émotions intenses qui nous entravent. Les événements actuels résonnent en effet par rapport à des traumatismes vécus dans la petite enfance. Les retrouver et les revivre permet de s’en libérer. L’analyste n’influence pas le patient et ne le juge pas.

D’autres psychanalystes ont par la suite établi des variantes. Sur les mêmes bases, les psychothérapies d’inspiration analytique ont un cadre plus souple et une durée plus courte (quelques mois à quelques années).

Durée et coût : une psychanalyse dure plusieurs années à raison d’une à quatre séances par semaine. Mais c’est la thérapie qui permet d’aller le plus loin dans la connaissance de soi et qui aboutit à un rétablissement durable du bien-être psychique.

Tabler sur un tarif qui varie entre 45 et 150 € la séance, mais beaucoup de psychanalystes modulent leurs tarifs en fonction des possibilités financières des patients. S’il est également médecin, le psychanalyste peut délivrer des feuilles de remboursement.

Les thérapies familiales

Nées aux États-Unis dans les années 1960, elles visent à aider un “groupe” qui va mal (par exemple un couple ou une famille déstabilisée par la violence d’un de ses membres, par un divorce, une maladie…), mais aussi à soigner une personne en faisant évoluer le groupe auquel elle appartient.

Théorie : explorer les scènes de la vie familiale aide à comprendre d’où viennent les difficultés d’un enfant et cela suffit souvent à les faire disparaître.

Le thérapeute incite les participants à prendre conscience des sentiments qui les animent (“qu’est-ce qui vous a ému dans ce qu’il a dit ?”). Il ne donne pas de conseils mais amène à comprendre, par exemple, combien nos attitudes dans le couple ou vis-à-vis de nos enfants découlent de notre propre histoire.

Durée et coût : la durée d’une thérapie familiale est très variable : de quatre ou cinq séances jusqu’à trois ou quatre ans, à raison d’une séance par mois le plus souvent (de une heure à une heure et demie).

La thérapie est parfois gratuite (cela dépend du statut des centres) ;elle peut faire l’objet d’une prise en charge par l’assurance-maladie.Les prix se situent en moyenne entre 80 et 120 € la séance.

Les psychothérapies du développement

On les appelle parfois “humanistes”, car toutes valorisent les notions de respect de la personne, de responsabilité, de liberté et de croissance, afin de favoriser le processus de développement du potentiel humain.Toutes proposent aussi d’alterner séances individuelles et de groupe.Voici les principales.

La gestalt-thérapie

Théorie : son but est de “combler les failles de la personnalité pour rendre l’individu à sa totalité” et l’aider à devenir vraiment lui-même. Elle aide à repérer les événements traumatisants qui n’ont pas été assimilés et continuent d’exercer une influence négative sur notre vie.

Elle se base sur la prise de conscience par le patient de la façon dont il fonctionne. Ce qui impose d’être attentif à ses émotions, ses sensations corporelles et sa façon d’interagir avec l’environnement.

Durée et coût : de quelques mois à quelques années, à raison d’une séance d’une heure par semaine. Cette dernière revient en moyenne à 60 €. Des stages de plusieurs jours sont organisés pour environ 120 €.

L’analyse transactionnelle (AT)

Théorie : l’analyse transactionnelle distingue trois états du “Moi” qui, ensemble, constituent notre personnalité : l’état parent (jugements moraux, attitudes protectrices), l’état adulte (appréciation réaliste des faits, souci d’efficacité) et l’état enfant.

L’analyse transactionnelle consiste à diagnostiquer, dans une situation concrète, quel état du moi dicte nos réactions et à prendre ainsi conscience des schémas inconscients, élaborés dans l’enfance, que nous répétons et qui nous empêchent d’être heureux.

Durée et coût : prévoir environ 50 €, non remboursés par l’assurance-maladie.

L’art-thérapie

Théorie : l’art s’avère un outil précieux de développement personnel utilisé par certains thérapeutes pour nous aider à mieux nous connaître, à mieux nous aimer et à déployer notre créativité.

Peinture, sculpture, musique, danse, théâtre, loisirs créatifs, etc., chacun peut trouver l’atelier qui lui convient où s’alléger, s’épanouir et dynamiser sa vie.

Durée et coût : l’art-thérapeute exerce en institution (hôpitaux, maisons de retraite, etc.) ou en cabinet privé. La durée des séances est très variable et leur prix aussi: de 30 à 80 €.

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