Herpès génital chez la femme : prévention, symptômes, causes, traitement

On distingue généralement deux virus de l’herpès : le HSV-1 et le HSV-2 touchant localement la sphère orale ou génitale. 

Le virus HSV-1 (Herpes simplex virus de type 1) se retrouve généralement autour de la bouche (herpès labial/facial) et se transmet par contact des muqueuses buccales. 

Mais avec l’augmentation des risques liés au sexe oral non protégé, le HSV-1 peut aussi être transmis par contact oro-génital. 

Quant au virus de l’herpès de type 2 (HSV-2), il se transmet presque exclusivement lors d’un contact sexuel et cause des infections uro-génitales : on parle d’herpès génital et il peut aussi toucher la zone anale. 

Une question de bien-être ou de sexualité ?
Parlez en à une thérapeute ou une sexologue sur Mia.co

Consultez une spécialiste de la santé sexuelle et du bien-être par téléphone, messagerie ou vidéo, 7 jours sur 7.

Les infections herpétiques (orales ou génitales) sont très souvent mal reconnues ou asymptomatiques. Pouvant créer des lésions bénignes ou graves sur la zone infectée, il est important de prévenir le risque de transmission en adoptant les bons gestes. 

En cas de doute, le préservatif est le seul moyen de prévenir du virus de l’herpès de type 2 qui ne se transmet que par voie sexuelle. Mais comme nous l’avons déjà dit, un herpès de type 1 (HSV-1) localisé autour de la bouche peut également infecter la zone génitale ou anale lors d’un contact oro-génital… 

Depuis quelques années en effet, avec le relâchement du port de préservatif, notamment lors du sexe oral, favorise la transmission du HSV-1 dans la zone génitale. 

Le risque de transmission de l’herpès par contact oro-génital est donc présent comme pour le reste des IST, même si le virus de l’herpès HSV-1 ou HSV-2 n’est pas toujours actif ; une personne n’est donc pas tout le temps contagieuse.

Pourtant, le virus reste présent dans l’organisme et notamment sur les muqueuses et peut donc se transmettre même en l’absence de symptôme ou en dehors d’une poussée herpétique.

On parle de rémission (et non de guérison) car le virus s’endort dans l’organisme mais peut se réactiver plus tard. Le fait qu’une poussée d’herpès puisse être asymptomatique complique son diagnostic. 

Virus Herpes Simplex de type 1 (HSV-1)

Cette infection par le HSV-1 est très contagieuse et courante. Le plus souvent, il s’agit de l’herpès orofacial/labial (bouton de fièvre ou infections à l’intérieur ou autour de la bouche. 

Depuis quelques années, et avec le relâchement du port du préservatif lors du sexe oral, le HSV-1 se retrouve aussi dans la zone génitale ou anale. 

Symptômes 

Dans la plupart des cas, le virus de l’herpès de type 1 est asymptomatique et passe inaperçu. Le HSV-1 se manifeste par un herpès orofacial/labial, des lésions vésiculaires ou des ulcères douloureux à l’intérieur ou autour de la bouche. 

Les lésions autour de la bouche sont souvent appelées “bouton de fièvre”. Les symptômes, en plus des lésions ou des ulcères, comprennent souvent des picotements, des sensations de brûlure ou des démangeaisons autour ou à l’intérieur de la bouche. 

La première infection au virus de l’herpès est appelée primo-infection. Après L’apparition ou la disparition des lésions vésiculaires ou ulcéreuses liées à l’herpès, le virus s’endort dans l’organisme, sans totalement disparaître : l’infection peut donc récidiver périodiquement. 

Mais le HSV-1 se manifeste aussi parfois dans la zone génitale ou anale, en provoquant les mêmes lésions vésiculaires ou ulcéreuses. Contrairement au virus de l’herpès de type 2 (HSV-2), le HSV-1 récidive peu dans la zone génitale ou anale. 

En revanche, pour les deux virus, les symptômes peuvent réapparaître. 

Transmission 

Dans la majorité des cas, le HSV-1 est transmis par contact des muqueuses buccales, avec pour manifestations une infection oro-faciale ou labiale. La raison est que le virus se retrouve sous la forme de particules virales dans les plaies, la salive et la zone autour de la bouche. 

En cas de rapports oro-génitaux non protégés, le HSV-1 peut également se transmettre à la sphère génitale ou anale : on parle d’herpès génital. 

Si le HSV-1 se transmet majoritairement lorsque les lésions sont actives et évolutives (avec des symptômes visibles), il peut aussi se transmettre en l’absence de symptômes, à partir de la zone buccale ou cutanée autour. 

Malgré tout, le risque de récidive du HSV-1 dans la zone génitale est très faible ou improbable. Très rarement, la mère transmet le virus de l’herpès à son enfant lors de l’accouchement : on parle d’herpès néonatal. 

L’herpès HSV-1 est traité à l’aide d’antiviraux (acyclovir, famciclovir, valacyclovir). Ces antiviraux contribuent à réduire la sévérité et la fréquence des symptômes mais ne guérissent pas l’infection définitivement. 

L’herpès peut donc s’endormir dans l’organisme et les symptômes récidiver. 

Prévention 

Le virus de l’herpès HSV-1 se transmet principalement lors des poussées symptomatiques d’herpès oro-facial/labial. Toutefois, le virus est aussi contagieux et peut se transmettre, même en l’absence de symptômes ressentis ou visibles. 

Lorsque les symptômes sont visibles et évolutifs (sur la bouche ou autour), il est important d’éviter tout contact buccal avec une autre personne et ne partager aucun matériel ou objet qui serait en contact avec la salive. 

Les rapports sexuels oro-génitaux doivent également être évités afin de ne pas transmettre l’herpès au niveau génital ou anal. Le port systématique et correct du préservatif réduit le risque de propagation de l’herpès génital mais ne l’élimine pas. 

En effet, des poussées d’herpès peuvent être en dehors de la zone recouverte par le préservatif.  

Après une infection à HSV-1, une personne ne peut pas le contracter de nouveau, mais le virus ne disparaît jamais totalement. Par contre, le risque de contracter le HSV-2 dans la zone génitale est toujours le même.

S’agissant de la femme enceinte, les symptômes d’herpès génital doivent être signalés au médecin. Il est par exemple important de prévenir l’herpès génital chez la femme en fin de grossesse, car c’est à cet instant que le risque de transmission d’herpès néonatl est le plus fort.

La piste des vaccins comme moyens de prévention est actuellement à l’étude. 

Virus Herpes Simplex de type 2 (HSV-2)

L’infection à HSV-2 est fréquente et se transmet uniquement par voie sexuelle, ce qui provoque un herpès génital. Si le HSV-2 est majoritairement responsable de l’herpès génital, ce dernier peut aussi être dû au virus de l’herpès de type 1 (HSV-1). 

Tout comme le HSV-1, le HSV-2 est incurable et dure toute la vie. 

Symptômes

L’herpès génital est très souvent asymptomatique ; les symptômes peuvent être bénins, passer inaperçus ou ne pas être reconnus.  Comme pour le HSV-1, les porteurs du HSV-2 ignorent très souvent leur état. 

Lorsque les symptômes du HSV-2 apparaissent, des lésions vésiculaires et des ulcères (plaies ouvertes) se forment près de la région génitale ou anale. En plus de ces manifestations physiques, de la fièvre, des douleurs et une adénopathie (atteinte des ganglions lymphatiques) peuvent se faire ressentir.

Après la primo-infection, les récidives de l’herpès génital sont fréquentes, avec des symptômes généralement moins graves. La fréquence des poussées d’herpès génital est aussi moins importante avec le temps, mais cela peut quand même durer plusieurs années. 

L’herpès génital peut également entraîner des sensations d’élancement ou de picotement dans les jambes, le fessier ou les hanches, avec l’apparition des lésions ou des ulcères.  

Transmission 

L’herpès génital se transmet presque exclusivement par voie sexuelle, pendant les rapports, par contact des surfaces génitales, des sécrétions ou des plaies infectées. Pour autant, la transmission est aussi possible en l’absence de symptômes visibles, même lorsque la peau à l’apparence a priori normale.

Plus rarement, le HSV-2 peut être transmis de la mère à l’enfant pendant l’accouchement (herpès néonatal). 

Le traitement du HSV-2 est le même que pour celui du HSV-1, à savoir des antiviraux (acyclovir, famciclovir, valacyclovir). 

Il s’agit du traitement le plus efficace pour une personne infectée par le virus de l’herpès ; ils participent à réduire la fréquence et la sévérité des symptômes, sans pour autant guérir complètement l’infection, qui peut récidiver. 

Prévention 

En présence de symptômes , une personne infectée par l’herpès génital doit s’abstenir de tout rapport sexuel. C’est à l’apparition des symptômes (douleurs, lésions, ulcères) que le virus de l’herpès est le plus contagieux. Mais il peut aussi se transmettre en l’absence de symptômes ressentis ou visibles. 

Le port systématique et correct du préservatif est le moyen de prévention le plus efficace du HSV-2, même s’il n’élimine pas complètement le risque de transmission (la zone infectée peut ne pas être couverte par le préservatif). 

Dans tous les cas, des symptômes de l’herpès génital doivent être confirmés par la recherche d’autres IST et du VIH. 

Comme pour le HSV-1, les femmes enceintes avec des symptômes de l’herpès génital doivent avertir leur médecin. Le risque de transmission de la mère vers l’enfant est important en fin d’accouchement. 

Des études actuelles travaillent sur des moyens de prévention plus efficaces que le préservatif, comme des vaccins ou des agents microbicides locaux à appliquer dans la zone génitale ou anale.   

Combien de temps dure une crise d’herpès génital chez la femme ?

Une crise d’herpès (ou poussée d’herpès) se manifeste lorsque le virus déjà présent dans l’organisme se réveille. Cette récidive peut durer entre 2 et 10 jours et c’est durant cette période qu’une personne infectée est la plus contagieuse. 

On ne sait pas exactement pourquoi le virus se réveille, mais certaines circonstances semblent favoriser sa réapparition : le stress, la fatigue, l’exposition au soleil ou le froid, un traumatisme local ou un choc émotionnel, ou encore une trop forte consommation d’alcool. 

Un personne infectée est contagieuse uniquement lors d’une poussée d’herpès, qu’elle soit visible ou asymptomatique. Il faut attendre la guérison complète pour ne plus être contagieux. On estime qu’une personne infectée est contagieuse 24h avant l’apparition des symptômes jusqu’à la guérison complète des lésions ou des ulcères. 

La personne est donc contagieuse une dizaine de jours, jusqu’à ce que la peau redevienne totalement normale. Il faut également prendre en compte la durée de vie du virus de l’herpès à l’air libre (48 heures) après le délai de guérison. 

Dès l’apparition des symptômes, il est important de consulter un médecin. En cas de première infection au virus de l’herpès, et lors des récidives, un traitement précoce est nécessaire.

Il est possible d’adopter des gestes simples pour limiter les symptômes de l’herpès durant une crise : 

  • Prendre des antalgiques : paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdien (ibuprofène)) ;
  • Ne pas utiliser de traitement local sans avis médical ; cela risquerait en effet d’aggraver les lésions et retarder la guérison ;
  • Veiller à bien s’hydrater, notamment en cas de brûlures ;
  • Laisser les lésions à l’air libre (sans pansement) afin qu’elles sèchent correctement ; il est possible de laver les lésions à l’eau claire avec du savon, mais sans produits de toilette qui peuvent contenir des irritants ;
  • Porter des sous-vêtements en coton pour favoriser la guérison et des vêtements amples pour éviter la macération ;

S’agissant de limiter le risque de transmission, vous pouvez : 

  • Avertir votre partenaire ;
  • S’abstenir d’avoir des rapports sexuels durant l’infection ;
  • Porter un préservatif, qui n’élimine cependant pas totalement le risque de transmission ;

Que faire lorsque le virus de l’herpès est endormi ?

Même lorsque le virus est endormi, il est important de rester vigilant.e. Ce qu’il faut retenir :

  • Informez votre médecin ou votre gynécologue que vous souffrez d’herpès génital (votre ou vos partenaire.s également ;
  • En cas de grossesse, prévenez également votre médecin ;
  • Evitez les sources d’anxiété ou de stress qui peuvent abaisser les défenses immunitaires ;
  • Apprenez à reconnaître les symptômes ou les signes énonciateurs de l’herpès génital ;
  • Le port du préservatif : il est important si votre partenaire n’a jamais été infecté.e pour limiter le risque de transmission. En effet, le virus peut aussi être présent dans les muqueuses. Pour autant, le préservatif n’élimine pas totalement le risque d’infection (il peut ne pas recouvrir parfaitement une zone infectée) ;

Ce qu’il faut retenir sur l’herpès génital chez la femme

Touchant la sphère génitale et orale, les deux virus responsables de l’herpès (HSV-1 et -2) dérivent d’un ancêtre commun. Ils ont ensuite évolué différemment, pour s’adapter à différentes zones du corps.

Si le HSV-1 a longtemps concerné l’herpès oro-faciale et labial, les risques liés au sexe oral sans protection ont permis qu’ils se développent aussi dans la zone génitale ; alors que le HSV-2 se transmet presque uniquement par voie sexuelle lors des rapports.

Face à la recrudescence de certaines IST, l’herpès génital reste encore aujourd’hui un enjeu de santé publique, notamment à causes conséquences psychologiques ou sociales des symptômes de l’herpès, qui peuvent nuire au bien-être d’une personne infectée. 

Baisse de désir ou absence de libido ?
Consultez en ligne une sexologue sur Mia.co

Consultez une sexologue en ligne par téléphone, messagerie ou vidéo, 7 jours sur 7.

Mia.co : la plateforme de santé dédiée aux femmes

Mia.co est une plateforme de santé dédiée aux femme regroupant des praticiennes toutes diplomées en sexologie.

Elles sont encadrées par un comité scientifique composé de médecins sexologues et de professeur.e.s d’université en sexologie et de membres dirigeant.e.s d’association de sexologues.

La plateforme permet à toutes les femmes de consulter en ligne l’une des spécialistes des questions de sexualité et/ou de bien-être. La consultation en ligne peut se dérouler par 3 modes (téléphone, messagerie sécurisée ou visioconférence) et comporte tous les avantages suivants :

  • Une équipe de praticiennes spécialistes de la sexualité féminine et spécialement formées à la pratique de la téléconsultation ;
  • Une consultation de 30 min à 45 euros (les prix en cabinet varient de 80 à 100 euros) ;
  • La livraison de produits d’accompagnement en 24 ou 48H ;

Les données sont collectées et sécurisées chez un hébergeur agréé et certifié pour les données de santé au sens des dispositions de l’article L.1111-8 du code de la santé publique.


We want to give thanks to the writer of this post for this amazing web content

Herpès génital chez la femme : prévention, symptômes, causes, traitement

Find here our social media profiles and other pages related to it.https://catherinecoaches.com/related-pages/

Catherine Coaches